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Nature - Sujets Corrigés

2 dissertations complètes

Sujet #1

La nature fait-elle bien les choses ?

Problématique :

Cette question interroge la finalité de la nature : agit-elle en vue du bien, possède-t-elle une sagesse qui dépasse l'entendement humain ? Ou bien la nature est-elle un processus aveugle, indifférent au bien et au mal, que nous interprétons selon nos propres valeurs ? L'enjeu est double : métaphysique (la nature a-t-elle un sens, une finalité ?) et éthique (peut-on fonder la morale sur la nature, prendre la nature comme modèle ?).

Plan Détaillé

Conclusion

Bilan :

La question « la nature fait-elle bien les choses ? » repose sur une ambiguïté : elle projette sur la nature des catégories humaines (bien/mal, perfection/imperfection) qui n'ont de sens que pour nous. La science moderne a montré que la nature n'a pas de finalité : elle obéit à des lois causales aveugles, et l'apparente perfection s'explique par la sélection naturelle, non par une providence.

Réponse :

La nature ne fait ni bien ni mal les choses : elle fait les choses, point. C'est l'homme qui évalue selon ses intérêts et ses valeurs. Plutôt que de chercher dans la nature un modèle moral ou une sagesse à imiter, il faut reconnaître notre spécificité : nous sommes les seuls êtres capables de juger, de transformer et d'assumer la responsabilité de nos actions. La vraie question n'est donc pas « la nature fait-elle bien ? » mais « que devons-nous faire de notre pouvoir sur la nature ? ».

Ouverture :

Cette réflexion conduit à repenser notre rapport à la nature à l'époque de la crise écologique : ni domination aveugle (hubris technique), ni idéalisation naïve (mythe du « bon sauvage » ou de la nature parfaite), mais responsabilité éclairée. Comment concilier notre besoin légitime de transformer la nature et notre devoir de préserver les conditions de la vie sur Terre ?

Sujet #2

Sommes-nous déterminés par notre nature ?

Problématique :

Cette question interroge le rapport entre nature et liberté : l'homme possède-t-il une nature (ensemble de caractéristiques biologiques, psychologiques, sociales) qui détermine ce qu'il est et ce qu'il fait ? Ou bien est-il libre de se définir lui-même, au-delà de tout déterminisme naturel ? L'enjeu est à la fois métaphysique (qu'est-ce que l'homme ?), moral (sommes-nous responsables ?) et politique (peut-on changer la condition humaine ?).

Plan Détaillé

Conclusion

Bilan :

La question « sommes-nous déterminés par notre nature ? » repose sur une tension entre notre inscription dans la nature (corps, besoins, héritage génétique et social) et notre capacité de liberté (choix, création, transformation de soi). Ni le déterminisme absolu (qui nie la responsabilité et l'innovation) ni la liberté absolue (qui ignore nos conditions d'existence) ne rendent compte de la réalité humaine.

Réponse :

Nous sommes à la fois déterminés et libres : déterminés par notre nature biologique et sociale, qui constitue la condition de notre existence ; libres dans notre capacité à reprendre ces déterminants, à leur donner un sens, à nous transformer. La vraie question n'est pas « nature ou liberté ? » mais « comment exercer notre liberté dans et à partir de notre nature ? ». Notre nature n'est pas un destin mais un point de départ, une matière à transformer.

Ouverture :

Cette réflexion ouvre sur les débats contemporains du transhumanisme : si nous pouvons techniquement transformer notre nature biologique (génie génétique, augmentations), devons-nous le faire ? Jusqu'où peut-on modifier la nature humaine sans perdre notre humanité ? La liberté de se transformer a-t-elle des limites éthiques ?

EdTech AI Assistant