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🧬sciences

Génétique terminale : les pièges à éviter au bac

24 septembre 2026 8 min de lecture

La génétique terminale fait partie des chapitres qui rapportent le plus de points au bac… à condition de ne pas tomber dans les pièges classiques. Chaque année, des élèves qui connaissent leur cours par cœur perdent des points bêtes : ils confondent génotype et phénotype, oublient d'écrire les gamètes, ou concluent trop vite sur un arbre généalogique. Bonne nouvelle : ces erreurs sont parfaitement identifiables et évitables. Dans cet article, on passe en revue les pièges les plus fréquents en génétique lycée, avec des méthodes concrètes et des exemples type bac pour que tu arrives serein le jour J.

Piège n°1 : confondre génotype, phénotype et allèles

C'est l'erreur de base, et pourtant elle coûte cher. Avant de te lancer dans un exercice, tu dois avoir une définition limpide en tête.

  • Génotype : l'ensemble des allèles portés par un individu pour un ou plusieurs gènes. On l'écrit avec des lettres, par exemple A/a ou A//a.
  • Phénotype : ce qu'on observe (couleur, taille, groupe sanguin…). On l'écrit en toutes lettres : « [A] », « souris grise », etc.
  • Allèle : une version d'un gène. Un individu diploïde en possède deux par gène (un d'origine maternelle, un d'origine paternelle).

Le piège typique : écrire « l'allèle A est dominant » alors que c'est le phénotype associé à l'allèle A qui est dominant. Un allèle n'est ni dominant ni récessif en soi : c'est la relation entre deux allèles qui l'est. Pense à formuler : « l'allèle A s'exprime chez l'hétérozygote A/a, il est donc dominant sur a ».

Astuce concrète

Sur ta copie, fais un mini-tableau à trois colonnes avant de commencer : Génotype / Phénotype / Allèles. Tu remplis au fur et à mesure de l'énoncé. Tu verras, ça évite 80 % des confusions.

Piège n°2 : mal écrire les gamètes dans un échiquier de croisement

Le croisement est LA question quasi-systématique en génétique terminale. Et c'est là que les points fondent.

Trois règles à ne jamais oublier :

  • Un gamète est haploïde : il ne porte qu'UN allèle par gène. Écrire « AB/ab » pour un gamète est faux ; on écrit « AB » ou « ab ».
  • Pour un hétérozygote AaBb (gènes indépendants), il produit 4 types de gamètes équiprobables : AB, Ab, aB, ab.
  • Pour un hétérozygote AaBb avec gènes liés, ce sont les gamètes parentaux qui dominent, et les recombinés qui sont minoritaires. C'est justement ce qu'on mesure quand on calcule un pourcentage de recombinaison.

Beaucoup d'élèves oublient de préciser « gamètes équiprobables » quand les gènes sont indépendants. Cette petite phrase rapporte souvent un point.

L'échiquier : oui, mais proprement

Trace un tableau avec les gamètes d'un parent en ligne et ceux de l'autre en colonne. Remplis chaque case en combinant les allèles. Termine par un bilan phénotypique : « 9/16 [AB], 3/16 [Ab], 3/16 [aB], 1/16 [ab] ». Ne te contente jamais de l'échiquier brut : la conclusion est notée.

Piège n°3 : se tromper sur le brassage génétique

En terminale, on distingue deux brassages : interchromosomique (anaphase I de méiose, migration aléatoire des chromosomes homologues) et intrachromosomique (crossing-over en prophase I). Les confondre est un piège classique.

Ce qu'il faut retenir

  • Brassage interchromosomique → gènes situés sur des chromosomes différents → 4 gamètes équiprobables pour un double hétérozygote.
  • Brassage intrachromosomique → gènes liés sur le même chromosome → crossing-over → gamètes recombinés minoritaires.
  • La fréquence de recombinaison (en cM) est proportionnelle à la distance entre les gènes. Plus les gènes sont éloignés, plus il y a de recombinants.

Attention : le brassage intrachromosomique ne crée PAS de nouveaux allèles. Il crée de nouvelles combinaisons d'allèles. La création d'allèles nouveaux, c'est le rôle des mutations. Ne mélange pas les deux notions dans ta conclusion.

Pour revoir ces mécanismes en profondeur, jette un œil à nos fiches sur la SVT au lycée — tout le programme de génétique y est découpé chapitre par chapitre.

Piège n°4 : bâcler l'analyse d'un arbre généalogique

L'arbre généalogique, c'est le grand classique du bac. Et c'est aussi le plus piégeux, parce qu'il faut justifier chaque affirmation.

La méthode en 4 étapes

  • Étape 1 : repère un individu atteint dont les deux parents sont sains. Si tu en trouves un, la maladie est récessive. Sinon, cherche un argument pour la dominance.
  • Étape 2 : pour une maladie récessive autosomale, les parents sains sont hétérozygotes. Pour une maladie récessive liée à l'X, les pères atteints ont forcément des filles conductrices.
  • Étape 3 : écris les génotypes avec des lettres. Utilise X et Y si c'est lié au sexe, sinon des lettres classiques (A/a).
  • Étape 4 : calcule la probabilité demandée. Souvent, on te demande la probabilité qu'un enfant à naître soit atteint : attention à ne pas oublier de multiplier par 1/2 si le sexe intervient.

Le piège classique : conclure « récessif » sans justifier. Une réponse non justifiée vaut zéro, même si elle est correcte. Formule toujours : « L'individu II-3 est atteint alors que ses parents I-1 et I-2 sont sains : l'allèle responsable est donc récessif. »

Piège n°5 : oublier la relation génotype → phénotype → environnement

Depuis la réforme, on insiste beaucoup sur cette relation. Un même génotype peut donner des phénotypes différents selon l'environnement (température, alimentation, etc.). L'exemple classique : la couleur du pelage du lapin himalayen, qui dépend de la température corporelle.

Ne réduis jamais un phénotype au seul génotype. Si un énoncé te parle de conditions de culture, de température ou d'alimentation, c'est un signal : tu dois intégrer l'environnement dans ta réponse.

Exemple type bac

On croise deux souris grises hétérozygotes (G/g). On attend 3/4 de souris grises et 1/4 de souris blanches. Mais l'énoncé précise que 10 % des souris grises meurent avant la naissance à cause d'un régime carencé. Résultat : les proportions observées ne correspondent plus à la théorie. Tu dois le dire explicitement : « l'écart observé s'explique par l'effet de l'environnement sur l'expression du phénotype ».

Comment réviser la génétique efficacement

La génétique n'est pas une matière qu'on apprend en relisant. C'est une matière qu'on pratique. Voici une méthode qui marche :

  • Refais les exercices du cours sans regarder la correction. Chronomètre-toi : au bac, tu as environ 20 min par exercice.
  • Fais des fiches méthode : une fiche « croisement », une fiche « arbre généalogique », une fiche « brassage ». Trois fiches suffisent.
  • Apprends le vocabulaire exact : homozygote, hétérozygote, dominant, récessif, lié, indépendant, recombinaison. Le correcteur attend ces mots.
  • Entraîne-toi sur des annales : les sujets de génétique tombent presque chaque année. Tu peux en trouver sur AlloAnnales.
  • Vérifie tes bases en physique-chimie et en sciences si tu veux comprendre les techniques de laboratoire (électrophorèse, PCR) : voir nos ressources de physique-chimie.

Et si tu veux aller plus loin sur l'orientation post-bac (médecine, biologie, agro), jette un œil à AlloBac : tu y trouveras des conseils pour choisir ta spécialité et préparer ton dossier Parcoursup.

Les 5 réflexes à avoir le jour du bac

  • Lis l'énoncé deux fois avant d'écrire. Note les données au brouillon.
  • Écris toujours les gamètes avant l'échiquier. C'est noté.
  • Justifie chaque conclusion par une observation de l'énoncé ou de l'arbre.
  • Utilise le vocabulaire scientifique : pas de « gène qui saute », mais « allèle dominant ».
  • Termine par un bilan : une phrase qui répond à la question posée.

Un dernier conseil : ne stresse pas sur les calculs de probabilité. Ce sont presque toujours des multiplications simples. La difficulté est ailleurs : dans la rigueur du raisonnement. Si tu justifies tout, tu gagnes des points même avec une erreur de calcul.

Conclusion : la génétique, c'est de la méthode avant tout

Tu l'as compris : les pièges en génétique terminale ne sont pas des pièges de connaissance, mais des pièges de méthode. Génotype vs phénotype, gamètes correctement écrits, brassage bien identifié, arbre généalogique justifié, environnement pris en compte : cinq réflexes, et tu passes de 8/20 à 15/20. Entraîne-toi régulièrement, refais les exercices du cours, et n'hésite pas à consulter nos fiches sur les sciences au lycée pour consolider tes bases. La génétique est un chapitre exigeant, mais c'est aussi l'un des plus gratifiants quand on maîtrise la méthode. Allez, à toi de jouer !

📚 Pour aller plus loin

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre génotype et phénotype en génétique terminale ?

Le génotype est l'ensemble des allèles portés par un individu (écrit avec des lettres, ex. A/a). Le phénotype est ce qu'on observe (écrit en toutes lettres, ex. « souris grise »). Le phénotype dépend du génotype ET de l'environnement. Confondre les deux est l'erreur la plus fréquente au bac.

Comment savoir si une maladie est récessive ou dominante sur un arbre généalogique ?

Cherche un individu atteint dont les deux parents sont sains. Si tu en trouves un, la maladie est récessive (les parents sont hétérozygotes). Si au contraire tous les individus atteints ont au moins un parent atteint sur plusieurs générations, la maladie est probablement dominante. Justifie toujours ta conclusion par une observation précise de l'arbre.

Quelle est la différence entre brassage interchromosomique et intrachromosomique ?

Le brassage interchromosomique a lieu en anaphase I de méiose : les chromosomes homologues migrent aléatoirement, ce qui concerne des gènes situés sur des chromosomes différents (4 gamètes équiprobables pour un double hétérozygote). Le brassage intrachromosomique a lieu en prophase I par crossing-over : il concerne des gènes liés sur le même chromosome et produit des gamètes recombinés minoritaires.

Combien de types de gamètes produit un individu hétérozygote AaBb avec gènes indépendants ?

Quatre types de gamètes équiprobables : AB, Ab, aB et ab. Chaque gamète est haploïde et ne porte qu'un allèle par gène. Ne jamais écrire « AB/ab » pour un gamète : c'est une erreur classique qui coûte des points.

Comment calculer une probabilité dans un exercice de génétique au bac ?

Étape 1 : déterminer les génotypes des parents. Étape 2 : écrire leurs gamètes. Étape 3 : faire l'échiquier de croisement. Étape 4 : compter les cases correspondant au phénotype demandé et diviser par le total. Si le sexe intervient (gène lié à l'X), multiplier par 1/2. Termine toujours par une phrase de conclusion.

Le brassage génétique crée-t-il de nouveaux allèles ?

Non. Le brassage (inter et intrachromosomique) crée de nouvelles combinaisons d'allèles existants. La création de nouveaux allèles est le rôle des mutations. Cette distinction est souvent attendue dans les conclusions d'exercices.

Comment bien réviser la génétique en terminale ?

Refais les exercices du cours sans regarder la correction, fais trois fiches méthode (croisement, arbre généalogique, brassage), apprends le vocabulaire exact, et entraîne-toi sur des annales du bac. La génétique est une matière de pratique : relire ne suffit pas, il faut résoudre des exercices chronométrés.

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Ketty