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Exercices
Vrai ou Faux
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Chargement Vrai ou Faux
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📘 Corrigé et explications (10 questions)

1. Pour Aristote, le bonheur est le souverain bien et consiste dans l'activité de l'âme conforme à la vertu.

Bonne réponse : Vrai

Bien vu. Aristote définit le bonheur (eudaimonia) comme une activité de l'âme conforme à la vertu, et non comme un simple état passif.

2. Selon Épicure, le bonheur consiste à rechercher tous les plaisirs sans exception.

Bonne réponse : Faux

Exact. Épicure distingue plaisirs naturels nécessaires, naturels non nécessaires et vains ; il faut privilégier les premiers pour atteindre l'ataraxie.

3. Pour les stoïciens, le bonheur dépend uniquement de ce qui est en notre pouvoir :

nos jugements et nos actions.

Bonne réponse : Vrai

Correct. Les stoïciens (Épictète, Marc Aurèle) enseignent que le bonheur vient de l'acceptation de ce qui ne dépend pas de nous et de l'effort sur ce qui en dépend.

4. Kant affirme que le bonheur est le fondement de la morale.

Bonne réponse : Faux

Bravo. Pour Kant, la morale repose sur le devoir et la raison pratique, pas sur la recherche du bonheur. Le bonheur est un idéal de l'imagination.

5. Le bonheur, selon Pascal, est inaccessible à l'homme sans Dieu.

Bonne réponse : Vrai

Tout juste. Pascal pense que l'homme cherche le bonheur partout mais ne le trouve qu'en Dieu ; le « divertissement » est une fuite.

6. Pour les utilitaristes (Bentham, Mill), le bonheur est le plaisir et l'absence de souffrance, et doit être maximisé pour le plus grand nombre.

Bonne réponse : Vrai

Exact. L'utilitarisme fait du bonheur (plaisir) le critère moral : une action est bonne si elle produit le plus de bonheur possible.

7. Le bonheur, pour les Grecs anciens, était souvent associé à la chance (tuchè) et non à l'effort humain.

Bonne réponse : Vrai

Bien vu. Dans la pensée grecque archaïque, le bonheur (olbos) dépendait des dieux et de la fortune ; les philosophes ont ensuite insisté sur la vertu.

8. Le bonheur, selon Schopenhauer, est un état durable que l'on peut atteindre en satisfaisant tous ses désirs.

Bonne réponse : Faux

Correct. Schopenhauer est pessimiste : le désir est souffrance, et le bonheur n'est qu'une absence momentanée de douleur.

9. Pour John Stuart Mill, les plaisirs intellectuels sont supérieurs aux plaisirs corporels dans la quête du bonheur.

Bonne réponse : Vrai

Exact. Mill distingue plaisirs qualitatifs : il vaut mieux être un homme insatisfait qu'un porc satisfait, car les plaisirs de l'esprit sont plus élevés.

10. Le bonheur, pour les épicuriens, se confond avec la vertu, comme pour les stoïciens.

Bonne réponse : Faux

Bravo. Si les deux écoles lient bonheur et vertu, Épicure insiste sur le plaisir (hédonisme) tandis que les stoïciens mettent l'accent sur la raison et le devoir.

Ketty